samedi 16 juillet 2016

J'irai la voir un jour

Bien que la mélodie traditionnelle de ce chant soit très populaire, le recueil utilisé en a choisi une autre plus douce de genre choral, sans refrain, et nécessitant une inversion des vers trois et quatre, d'où une légère modification des paroles. Celles-ci traitent du saint désir de toute âme bien chrétienne d'aller voir Marie au ciel, désir qui nous réconforte et nous console dans les épreuves de la vie par l'espoir qu'il nous donne de reposer un jour doucement sur le cœur de notre Mère, recevant de ses mains notre couronne et lui chantant pour toujours avec les anges ses louanges et notre amour.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Ce cantique peut également être écouté intégralement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique :

 

Il n'y a pas de liaisons dans la mélodie.

1
J'irai la voir un jour !
Au Ciel dans sa patrie,
Dans l'éternel amour,
Oui, j'irai voir Marie.

2
J'irai la voir un jour !
C'est mon cri d'espérance ;
Au terrestre séjour
Il guérit ma souffrance.

3
J'irai la voir un jour !
J'irai m'unir aux anges,
Je formerai sa cour,
Chanterai ses louanges.

4
J'irai la voir un jour !
J'irai près de son trône
Pour régner à mon tour,
Recevoir ma couronne.

5
J'irai la voir un jour,
Cette Vierge immortelle !
Lui dire mon amour,
Et rester auprès d'elle.

6
J'irai la voir un jour !
J'irai loin de la terre,
Reposer sans retour
Sur le cœur de ma Mère.

samedi 2 juillet 2016

Reconnaissance à Marie

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort est l'auteur de ce beau cantique. Il y prêche la dévotion du saint esclavage, dont l'essence même consiste à aller à Jésus par Marie, faisant toutes nos actions en elle et par elle. Nous reconnaissons ainsi notre indignité d'approcher directement de la Majesté suprême; de plus, étant appuyés de la puissante intercession de Marie nous ne pourrons pas être rebutés dans nos demandes. Pour revenir au cantique, après y avoir loué Marie pour tout ce dont nous lui sommes redevables, on y proclame qu'il n'est pas de plus grand bonheur que de la bien servir fidèlement; puis on y explique que l'on trouve dans sa sainteté tout ce qui manque à notre indigence, qu'elle est un refuge assuré pour se garantir de toute atteinte du péché, qu'elle secourt toujours ceux qui l'invoquent, et qu'ainsi nous ne devons jamais perdre courage dans tous nos combats, ayant au ciel une si puissante protectrice.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Ce cantique peut également être écouté intégralement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Que mon âme chante et publie,
À la gloire de mon Sauveur,
Les nombreux bienfaits de Marie
Envers son pauvre serviteur.
Que ma voix, semblable au tonnerre,
Puisse proclamer en tous lieux
Que les plus heureux de la terre
Sont ceux qui la servent le mieux.

2
Marie est ma grande richesse
Et mon tout auprès de sus ;
C’est mon bonheur, c’est ma tendresse,
C’est le trésor de mes vertus.
Elle est mon arche d’alliance
Où je trouve la sainteté ;
Elle est ma robe d’innocence
Dont je couvre ma pauvreté.

3
Elle est mon divin sanctuaire
Où je trouve toujours sus ;
Je l'y prie au nom de ma Mère,
Je n’y crains jamais de refus.
Elle est ma ville de refuge
Où je ne suis point outragé ;
C’est mon arche dans le déluge
je ne suis point submergé.

4
Je suis tout dans sa dépendance
Pour mieux dépendre du Sauveur,
Laissant tout à sa Providence :
Mon corps, mon âme et mon bonheur.
Quand je m’élève à Dieu, mon re,
Du fond de mon iniquité,
C’est sur les ailes de ma Mère,
C’est sur l’appui de sa bonté.

5
Pour calmer Jésus en colère,
Avec Marie il est aisé ;
Je lui dis : Voilà votre Mère !
Aussitôt il est apaisé.
Cette bonne Mère et Maîtresse
Me secourt partout puissamment,
Et quand je tombe par faiblesse
Elle me relève à l’instant.

6
Quand mon âme se sent troublée
Par mes péchés de tous les jours,
Elle est toute pacifiée
Disant : Marie, à mon secours !
Elle me dit, dans son langage,
Lorsque je suis dans mes combats :
Courage, mon enfant, courage !
Je ne t’abandonnerai pas.

7
Elle me rend pur et fertile
Par sa pure fécondité ;
Elle me rend fort et docile
Par sa profonde humilité.
Je vais par Jésus à son re,
Et je n’en suis point rebuté ;
Je vais à sus par sa Mère,
Et je n’en suis point rejeté.

8
Je fais tout en elle et par elle :
C’est un secret de sainte
Pour être à Dieu toujours fidèle,
Pour faire en tout sa volonté.
Suppléez, chrétiens, je vous prie,
À ma grande infidélité :
Aimezsus, aimez Marie
Dans le temps et l’éternité.


Téléchargement des paroles :

 

dimanche 19 juin 2016

Fruit de la retraite

Ce cantique pourrait également s'intituler: Amour de Dieu par le détachement des créatures. Rien de plus profitable en effet que la considération du néant des biens d'ici-bas pour en détourner notre esprit et nous porter à ne diriger nos affections qu'à Dieu seul; et inversement, rien de plus fort et de plus doux que l'amour divin pour amener ceux qui en sont embrasés à mépriser tout ce qui passe. Ce chant nous invite donc à ne plus partager notre cœur mais à le livrer entièrement et pour toujours à celui de qui nous tenons tout bien.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Note: Sur cette vidéo, l'interprète a par inadvertance déplacé la liaison du quatrième vers depuis la première syllabe vers la 6ème.

Ce cantique peut également être écouté intégralement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Dieu tout charmant, ô Père tendre,
Je ne veux plus aimer que vous ;
À vos attraits je viens me rendre,
Il n'est point de bonheur si doux.

2
Dans ces bas lieux rien n'est durable,
Et tout y doit finir son cours ;
Mais vous êtes toujours aimable,
Et je vous dois aimer toujours.

3
Pour m'enchaîner, perfide monde,
Tous tes efforts sont superflus ;
C'est sur mon Dieu que je me fonde,
D'autres biens ne me touchent plus.

4
Sur quoi fonder mon espérance ?
Tout est sujet au changement ;
Tout l'univers n'est qu'inconstance,
Tout y passe dans un moment.

5
Si tout finit dans la nature,
Attachons-nous à son Auteur ;
Peut-on aimer la créature
De préférence au Créateur ?

6
À sa bonté c'est faire outrage
Que de vouloir se partager ;
C'est donc à lui que je m'engage
Aujourd'hui pour ne plus changer.

7
Dieu de mon cœur, ô Roi céleste,
Vous me voyez à vos genoux :
Je le promets, je le proteste,
Jamais je n'aimerai que vous.


Téléchargement des paroles :

 

dimanche 5 juin 2016

Ingratitude des hommes

Ce chant exprime de touchantes complaintes que renforcent le ton pathétique de la mélodie. On y dépeint la dureté et l'insensibilité des hommes qui n'ayant pas ou peu d'amour pour Jésus-Christ n'élèvent presque jamais vers lui leur pensée, oubliant tout ce qu'il fit et souffrit pour eux depuis sa naissance dans la crèche jusqu'à sa mort sur le Calvaire; de ces hommes qui ne le visitent jamais dans sa maison ou s'y comportent sans aucun respect pour sa présence; de ces hommes enfin qui le reçoivent dans l'Eucharistie avec une tiédeur extrême ou pire encore en état de péché, transperçant ainsi le Cœur même de leur Sauveur... Par la considération de tous ces outrages, nous ne pouvons que pleurer et gémir amèrement; et, tout en demandant la conversion de ces pauvres pécheurs, veillons à être nous-mêmes plus fervent dans le service et l'amour de Notre-Seigneur.

Premier couplet du cantique avec partition pour quatre voix mixtes :

 


Ce cantique peut également être écouté intégralement ici.


Couplet musical en boucle pour accompagner les chanteurs :

 


 

Paroles du cantique avec indication des liaisons :

 

Un pied souligné est à maintenir durant le chant sur la note suivante.

1
Jésus est la bonté me,
Il a mille doux appas ;
Cependant aucun ne l'aime,
On n'y pense presque pas.
Pendant que la créature
Nous embrase de ses feux,
Pour Dieu seul notre âme est dure :
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

2
Dieu devient un Dieu sensible,
Afin de mieux nous charmer ;
Mais en se rendant visible,
A-t-il pu se faire aimer ?
Lorsqu'un tendre amour le presse
De prévenir tous nos vœux,
Quel retour ? Nulle tendresse ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

3
D'un enfant il prend les charmes,
Pour attendrir les humains ;
Pour cela de douces larmes
Coulent de ses yeux divins.
Notre âme est-elle attendrie
Par ses efforts généreux ?
Elle est toujours endurcie ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

4
De la divine justice
Jésus porte tout le poids,
Il nous sauve du supplice
En mourant sur une croix.
Et pour tant de bienveillance
Avons-nous, ô malheureux !
La moindre reconnaissance ?
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

5
Jésus, dans l'Eucharistie,
Par un prodige d'amour,
Devient notre pain de vie,
Notre pain de chaque jour.
Au milieu de tant de flammes,
Dans ce mystère pieux,
Que de froideur dans nos âmes !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

6
Il daigne en vain de ce trône
Nuit et jour nous inviter ;
Jamais y voit-on personne
Qui vienne le visiter ?
Sa maison est délaissée,
Son entretien ennuyeux,
Et sa table méprisée ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

7
Mon Jésus n'a point d'asile
Contre les coups des mortels ;
C'est un rempart inutile
Que son trône et ses autels.
Chaque jour, rempli de rage,
Le pécheur audacieux,
Au lieu saint lui fait outrage ;
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

8
Tous les jours se renouvelle
Contre mon divin Sauveur
Cette trahison cruelle
Qui fit tant souffrir son cœur.
Oh ! combien de parricides,
Recevant le Roi des cieux,
Donnent des baisers perfides !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.

9
Une croix pour lui cruelle,
C'est un corps dans le ché ;
À cette chair criminelle,
Qu'on l'a souvent attaché !
Tout est souillé par les vices
Que je découvre en tous lieux :
Pour Jésus que de supplices !
Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.


Téléchargement des paroles :